#FactAboutMe 6 – Musicbox

Yok yok,

Une nouvelle anecdote à mon sujet : je suis totalement dingue de boîtes à musique. Mais genre tous les types de boîtes ; du moment que ça fait de la musique ça me va !

J’en ai quelques unes pas assez à mon goût ; mais je compte bien faire grossir ma « collection » :

  • un clown mécanique qui fait de la musique en balançant sa tête (c’est pas aussi glauque que ça en a l’air)
  • une figurine de la petite sirène du Danemark
  • un petit orgue de barbarie
  • 2 boîtes de biscuits « musicales »

Quand j’étais plus jeune, j’avais aussi un carrousel en bois, mais il était de mauvaise qualité, il tournait mal.

Je ne désespère pas d’en posséder plus avec le temps. n_n

Bise

Théo

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#FactAboutMe 3 – Music is my oxygen

S’il y a une chose dont je ne peux absolument pas me passer, c’est d’écouter de la musique.
Pendant des années je m’endormais en écoutant mes cd, si je n’ai pas de musique en voiture je peux être maussade ; je lis, je dessine, je range en écoutant de la musique.
Cela dit, j’écoute très peu la radio ; trop de blabla, de pub… Je préfère mon lecteur mp3.

Côté goûts je suis plutôt « bon public », même je ne suis pas folle de tout ce qui se fait ces derniers temps. Mes préférences vont au rock, à la pop anglaise, le folk, la country, le jazz, les rythmes latinos et la musique celtique.

Et il y a quelques semaines je suis tombée sur cet article qui décidément m’encourage à continuer n_n

 

Ameylia Saad Wu

Ameylia Saad Wu est une réunionnaise d’origine sino-libanaise. C’est aussi une artiste de grand talent ; harpiste et soprano mainte fois récompensée.

00001 L©Gabriel Toulcanon

La harpe n’est pas un instrument très courant, particulièrement à La Réunion, d’autant plus qu’il n’existe pas de cours au conservatoire de notre région. Comment t’est venue l’envie d’en jouer, puis d’en faire ton métier ?
Alors que j’avais cinq ans et demi, j’ai voulu chanter et jouer de la harpe afin de ressembler à La Petite Sirène, celle du dessin animé des Studios japonais TOEI, respectant le conte d’Andersen. Le problème était qu’aucun professeur ne résidait sur l’île. A mes huit ans, après plus de deux ans à insister auprès de mes professeurs pour trouver des cours de harpe, on m’informa que la harpiste Agnès Corré-Godart était arrivée à La Réunion. Je pus alors commencer à étudier de mon instrument.

Plus tard en classe de Terminale, réalisant que j’aurais du mal à arrêter la musique pour me consacrer à des études plus conventionnelles, je compris que je souhaitais en faire mon métier.

Le domaine artistique n’est pas vraiment perçu comme sécuritaire d’un point de vue professionnel. As-tu été soutenue par tes proches dans ta démarche ?
Mes parents ont volontairement donné à mes sœurs et moi la possibilité de nous perfectionner dans nos loisirs plusieurs heures par semaine. Nous avions ainsi depuis notre plus jeune âge différents cours de natation, danses (classique, jazz, flamenco), solfège, harpe, chant choral… Nous avions chaque jour un ou deux de nos loisirs, en plus des études. Ma volonté de devenir musicienne professionnelle et concertiste est simplement la prolongation de la manière dont j’ai toujours vécu. J’ai la chance d’avoir une mère compréhensive et un père écrivain, comprenant tous deux l’impact de l’art dans la vie.

Harpiste, chanteuse lyrique ; as-tu d’autres cordes à ton arc ?
Je suis compositrice de mon répertoire chant et harpe aussi bien pour des compositions originales que des arrangements de musiques du monde. Je conçois mes spectacles, par exemple le conte musical « Femmes-Féeries », aussi bien pour le texte que pour la mise en espace. J’ai étudié la danse à assez bon niveau (flamenco, danse orientale) et utilise cet atout corporel pour ma position et présence sur scène. Je travaille (quand j’ai un peu de temps) sur deux romans et espère les éditer lorsqu’ils seront prêts.

Tu fais partie du trio Keynoad.  Comment as-tu rencontré Nicola Marinoni  & Christian Fromentin et comment t’est venue l’idée de fonder ce groupe ?
Comme je le confiais à l’Agenda Culturel du Liban, notre trio a débuté grâce à internet ! En commençant la composition de mon deuxième album, je savais que je voulais une esthétique plus « world » que mon premier disque. Voulant colorer mes nouvelles créations par d’autres sonorités, je cherchais un musicien polyinstrumentiste, compositeur et spécialisé des musiques du monde. J’ai alors pensé à Christian Fromentin, spécialiste des archets orientaux, un de mes contacts sur myspace, et artiste dont les choix artistiques collaient à mes inspirations. Nous avons commencé à travailler en duo.
Par la suite, je souhaitais ajouter un percussionniste pour un titre de l’album. J’ai passé cette fois-ci une annonce sur Facebook. Une collègue italienne m’a suggéré le subtil italo-suisse Nicola Marinoni, vivant dans les Bouches-du-Rhône comme Christian et moi. Le courant est si bien passé entre nous que d’un seul titre avec percussions, nous sommes passés à plusieurs pièces en trio. Nicola étant également compositeur et polyinstrumentiste, nous travaillons ensemble aux arrangements de mes compositions.

fête des lanternes 2012

Quelles sont les conditions idéales pour composer ?
Je ne sais pas s’il y a des conditions idéales. Dans mon cas, je compose si je suis très triste ou au contraire, très en forme. Il est rare que je sois inspirée dans des périodes de « neutralité émotionnelle » ! Dans tous les cas, il faut que j’ai un peu de temps et concentration derrière l’instrument. Parfois, je note des mélodies à la va-vite, mais quand j’y reviens plus tard, il est rare qu’elles me plaisent toujours et je passe alors à autre chose.

Qui / Qu’est-ce qui t’inspire ?
La nature et ses quatre éléments, notamment l’Eau, les pays que j’ai dans le sang (La Réunion, le Liban, la Chine …), des histoires que j’invente, les poèmes de mon père et l’amour ! (rires !)

Parmi tes compositions pour ton 1er album, y en a-t-il une que tu préfères ?
Je pense qu’il faut surtout faire cette demande aux auditeurs ! Mes pièces sont toutes différentes esthétiquement et émotionnellement. Donc, même sans être amateur de harpe, chacun peut y trouver son compte grâce à cette diversité. En revanche, si je dois jouer juste un ou deux morceaux, je choisis « Transition terre » pour son côté rock et rythmique et « Paradis perdu » du deuxième album, pour son texte et sa mélodie universels.

Tu vis en Métropole depuis plusieurs années. Qu’est ce que tu préfères dans le fait d’être là bas ; qu’est-ce qui te manque le plus de la Réunion ?
L’Europe est très grande et permet beaucoup de possibilités et diversités à tout niveau. J’aime penser qu’à quelques heures de route, de train ou de vol, on est déjà dans un autre pays. Et culturellement, il y a de tout pour tout le monde. Du continent, j’aime la diversité artistique, entendre parler plusieurs langues, les saisons, les villes moyennes (je ne suis pas très « grandes villes » ou alors occasionnellement), les villages médiévaux, la campagne, les fleuves…

Mais, ma famille vivant sur l’île, la gentillesse des Réunionnais, la paix environnante, la beauté des paysages, le chant des oiseaux exotiques, le bruit des vagues de l’Océan Indien et le goût de nos plats et fruits me manquent…

fête des lanternes 2014

Tu participes régulièrement à des festivals en Métropole, et ici, à la Réunion. As-tu eu l’occasion de te produire dans d’autres pays ?
J’ai eu la chance d’être sur scène en Italie (où j’ai fait une partie de mes études de chant lyrique), en Allemagne, en Belgique, au Liban (pays d’origine de mon père) et en Australie.

Ton meilleur / ton pire souvenir ?
J’ai plusieurs meilleurs et bons souvenirs. Citons-en peu.
Commençons par un des pires :

Une ancienne collègue m’avait demandé de faire deux prestations dans une ville que je ne connaissais que peu. La première était dans son théâtre, dont elle est sensée gérer la communication. Il n’y a eu que sept personnes : quatre amis venus pour l’occasion, et en « plus » d’elle, de sa directrice et d’une seule personne de leur listing. Quand une salle est presque vide, le public est gêné pour vous, et ne profite pas vraiment du spectacle. Inutile de vous dire que c’était une représentation tristounette d’ambiance même si j’ai joué normalement.

Mais ce n’était rien comparé à la seconde prestation du lendemain… J’ai alors « performé » sans amplification dans un bar au milieu d’un public bruyant, placée entre un encadrement d’un T-shirt de l’OM et une statue de Père Noël en plastique. Suite à ces moments désagréables, peu considérants envers ma personne et peu rémunérés, je me suis demandé si je faisais le bon choix professionnel.

Mais peu de temps après arriva un de mes meilleurs souvenirs : je jouais à La Réunion, où je reçus un accueil des plus chaleureux dans un lieu magnifique (la salle d’Honneur de l’Hôtel de Ville de Saint-Denis) avec de plus, une diffusion sur écran géant donnant sur la rue de Paris.

D’autres mauvais souvenirs : des productions ou coproductions où l’on me paya fort mal malgré un contrat à l’origine correct, ou encore, où je fus littéralement exploitée et dévalorisée ou avec des mensonges de la part des gérants. Cela donna des situations rocambolesques et des fois traumatisantes qui firent halluciner mes proches.

Aujourd’hui, je suis plus expérimentée et méfiante, cela ne m’est plus arrivé.

Quelques beaux souvenirs :

Mon premier concert à un festival qui me tenait vraiment à cœur : Les Rencontres Internationales de Harpe Celtique de Dinan, présidées par le harpiste Myrdhin qui avait eu la gentillesse de m’inviter comme interprète. J’étais dans l’appréhension par rapport à mon esthétique musicale, pas réellement celtique, et mon manque de confiance en moi général, très fort à ce moment-là de mon parcours. Heureusement, contrairement à ce que j’aurais cru, le concert eut un très beau succès, ainsi que mon premier album présenté à la vente. Un membre du public vint notamment vers moi et m’annonça : « J’ai compris que vous aviez eu des doutes dans votre vie. N’en ayez plus sur au moins une chose : le talent que vous avez. »

Plus récemment, le Prix du Public que je reçus au Concours International de Chant Lyrique de Canari en Corse boosta l’opinion que j’avais de ma voix.

Selon toi, qu’est ce qui est le plus difficile dans ton métier ? Et le plus agréable ?
Le plus difficile ? L’instabilité financière. Nous, artistes, dépendons du bon vouloir des organisateurs. Être dans ce flou-là, professionnellement parlant, est souvent déstabilisant.

Le fait de démarcher également. Je suis quelqu’un qui a horreur de se vendre. Je le fais vraiment avec appréhension.

Le plus agréable ? La reconnaissance du travail bien fait, le plaisir d’être sur scène, reconnu(e) pour quelque chose qui nous est propre.

Et aussi, être bien habillée, rires ! Je suis notamment depuis peu l’ambassadrice d’une très belle marque chic : « Bleu d’Azur » de Fréjus. Et la styliste « L’Absara Créations » d’Aix-en-Provence me propose toujours des tenues originales et faisant corps (si j’ose dire !) avec mon univers.

Des conseils pour les musiciens en herbes, ou pour les artistes réunionnais en général ?
Je n’ai pas de recette miracle, le monde de l’art est difficile pour (presque ! ) tout le monde… Mais (hormis le travail bien sûr ! ) je peux proposer de ne rien laisser au hasard : la technique et le répertoire, la présence et la tenue scéniques, l’esthétique d’un spectacle, le fait d’apprendre par cœur les morceaux afin d’être plus libre devant le public si l’on joue seul ou en groupe, et évidemment (ce n’est pas le plus simple…) trouver un réseau et le faire fructifier…

Si l’on est créateur, cela va de soi de trouver sa propre identité, sa couleur.

00003 L©Gabriel Toulcanon

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter son magnifique site : Ameylia Saad Wu

Echelon

Il n’y a pas si longtemps je refusais obstinément de découvrir la musique de Jared Leto… Acteur et chanteur c’était un peu trop pour moi, surtout qu’il est déjà beau comme un dieu !
Mais depuis j’ai découvert d’autres acteurs/chanteurs, avec plus ou moins de talent, mais que j’apprécie malgré tout ; alors je me suis dis  : « Pourquoi pas ? »

Il se trouve que non seulement je suis complétement fan de « 30 Seconde To Mars » mais en plus leur musique réveille en moi une énergie incroyable et renforce ma volonté de croire en mes rêves.

Je ne sais pas pourquoi, je serai tout à fait incapable de l’expliquer, mais leur musique me fait du bien.